fév 15, 2012 | Post by: Nina 2 Comments

Neon Art part 1: Les idées lumineuses de Cerith Wyn Evans

Dans quelques jours la Maison Rouge ouvrira son exposition
Néon, who’s afraid of red,yellow and blue ? consacrée aux oeuvres utilisant le néon comme medium. L’occasion de faire un focus sur les néons et autres installations de Cerith Wyn Evans. Si cet artiste britannique a d’abord commencé sa carrière dans le cinéma, il s’est ensuite concentré sur les arts plastiques en explorant particulièrement le langage et ses codes, et la perception des mots.

Cerith Wyn Evans c White Cube Gallery

Pour jouer de la relation entre l’image et le mot, l’artiste s’est notamment attaché à décontextualiser des extraits de poèmes, d’oeuvres littéraires ou philosophiques pour les replacer face aux spectateurs sur un nouveau support.

Cerith Wyn Evans c White Cube Gallery

En déplaçant le texte sur un support « artistique » le texte acquiert une nouvelle aura. En tant que spectateur le temps de la lecture est allongée, le support inédit invite à la réflexion.

Cerith Wyn Evans, c White Cube Gallery

Dans l’exploration des liens entre la science et la poésie, l’artiste a utilisé des supports étonnant comme les feux d’artifices et les néons, mais le plus surprenant reste les flash lumineux.

Cerith Wyn Evans c White Cube Gallery

 L’artiste a traduit en morse des oeuvres variés allant de la philosophe du genre Judith Butler à Madame de Lafayette en passant par John Cage. Les pulsions du langage en morse sont ensuite traduite en flash lumineux. Quand le spectateur naïf pense qu »il y a un problème avec la lumière non ? » en fait l’artiste est en train de lui « lire » visuellement un poème, un texte…
Ci-dessous un extrait de La part maudite de George Bataille traduit en morse puis via les battements lumineux d’un chandelier.

Cette installation a notamment été présentée pendant la nuit blanche de Paris en 2010, c’est certes plus facile à comprendre quand on connait la petite histoire…et après cela force l’admiration.