oct 06, 2013 | Post by: Nina No Comments

Nuit Blanche 2013 : le moment que j’ai préféré c’est quand les CRS se sont mis à chanter

Ma Nuit Blanche 2013 ne fut pas exhaustive, loin de moi l’ambition et le courage d’essayer de tout parcourir, ni même la moitié. Bref je suis une décompléxée de la nuit blanche, quelques installations, performances par ci par là en fonction de leur proximité et une règle d’or, jamais tu ne fera la queue. Je me suis aventurée à Belleville, surtout motivée par la nocturne des galeries, que j’avoue n’avais encore jamais visité…
De mon parcours à Belleville, je retiens la poétique installation sonore et lumineuse d’Hassan Khan, la musique envoûtante changeante au grès de nos pérégrinations dans le parc…elle enveloppait le parc d’une aura gracieuse.
J’aimerai oublié l’installation de Gianni Motti, qui pour ma part relève de la supercherie…dans une galerie pourquoi pas, à la Nuit Blanche c’est une réelle déception !
Parmi les galeries ouvertes, je retiens l’artiste Stephane Perraud à la galerie DeRoussan qui  à travers son exposition Sarcophage, se joue des codes de l’archéologie et de la mémoire avec humour et irrévérence, comme ses tables de pierre en braille et électronique

Stéphane Perraud, Le Sarcophage de L. près de M. (en D.)

Stéphane Perraud, Le Sarcophage de L. près de M. (en D.)

Des galeries fermés que j’aurai aimé visiter, je retiens la galerie Contexts, heureusement leur vitrine est grande et l’oeuvre certainement plus belle dans le noir. Il s’agit de Bigert & Bergström  dont les oeuvres lient science et nature sans en oublier l’aspect artistique!

Bigert & Bergström

Bigert & Bergström

Bigert & Bergström.

Bigert & Bergström.

Ensuite direction le marais, en passant par la place de la République et là, comme tout le monde j’ai été surprise par l’installation de Fujiko Nakaya

Fog Installation©jérôme godefroy

Fog Installation©jérôme godefroy

On y pénètre avec assurance, et une fois à l’intérieur nos sens sont perdus : on ne voit plus les « autres » que lorsqu’ils sont à 50 cm de vous ! Ce nuage bousculent nos repères et par la surprise créé du lien, dans cette bulle on échange avec des inconnus tous aussi surpris…Surement l’installation phare de cette nuit blanche, un de celle qui fédère, implique le visiteur/passant et fait jouer avec l’art contemporain.
Ensuite je reprends mes repères direction la nocturne des galeries du marais, qui malheureusement étaient déjà toutes fermées…Sur le chemin j’aurai visité avec plaisir l’installation de Huang Yong Ping au carreau du temple, mais la foule m’en a dissuadé…deux trois projections au passage dans le marais puis vient le meilleur de ma nuit blanche : l’installation performance de Didier Faustino, le moment où les CRS se sont mis à chanter Carmen, tout simplement génial, regardez plutôt

Didier Faustino, Memories of tomorrow, Nuit Blanche 2013 from Nini Stan on Vimeo.

Ce fut le clou de ma nuit blanche et certainement son meilleur moment !